Brèves nouvelles sur Eat, Pray, Love: Bons Baisers de Bali

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Posté par Trisha Sertori, The Jakarta Post, Ubud

 

Un nouveau chapitre pour le film à grand succès de Julia Roberts-Javier Bardem: Eat, Pray, Love (EPL) se termine ce samedi, tandis que les caméras filment leurs derniers plans à Bali pour un film qui couvre trois pays et trois perspectives de vie.

Ecrit et mis en scène par Ryan Murphy, EPL porte à l’écran Liz Gilbert et ses mémoires du même nom, son voyage introspectif à travers l’Italie, l’Inde et l’Indonésie.

Le producteur exécutif d’EPL, Stan Wlodkowski a dit que le dernier jour de tournage à Bali avait été plein de hasards pour les acteurs comme pour l’équipe, les îles touristiques leur offrant à tous une chance de se détendre après trois mois pleins de rebondissements entre New York, l’Italie, l’Inde et Bali.

"Nous venions juste d’arriver d’Inde, où cela a été beaucoup plus éprouvant à cause de la chaleur et de la foule. J’étais très content que Ryan veuille filmer en respectant les séquences du roman.

"Nous savions donc que le tournage se terminerait à Bali, ce qui était bien mieux pour les acteurs et pour l’équipe. Bali a été pour nous un moyen de finir en beauté. Tous les membres de l’équipe ont trouvé que c’était une manière incroyable de terminer notre voyage sur les traces de Liz – elle avait raison - Bali c’est l’amour," a dit Wlodkowski jeudi, chez Ketut Liyer à Ubud, médium dans le livre de Gilbert qui prédit son retour à Bali.

La magie de Bali a fait son œuvre sur les acteurs comme sur le reste de l’équipe, a dit Wlodkowski, et certains sont restés en vacances avec leur famille après le tournage.

"Beaucoup restent pour découvrir l’île et certains envisagent de s’installer ici."

La magie balinaise a également joué son rôle dans le domaine de la météo. Un spécialiste de la pluie, que l’on appelle localement balian hujan, a été employé pour que le ciel reste clément pour le tournage.

"Nous nous en sommes bien sortis avec la pluie. Nous avions un “rain man” à nos côtés et nous n’avons pas perdu un seul jour de tournage à cause de la pluie," dit Wlodkowski.

"Il y a une tonne de magie à Bali. Je ne sais pas comment cela se fait. Tout le monde est si accueillant. Plus tôt quand j’étais en reconnaissance pour les lieux du tournage, j’ai jeté un œil à l’intérieur d’une maison qui me semblait pouvoir être utilisée pour l’enceinte de Ketut Liyer. Je regardais donc à l’intérieur, et avant même de m’en rendre compte, j’étais en train de prendre le thé avec la famille. Pour moi, ça, c’est magique. Je n’en sais rien pour ce qui est des esprits, mais ça, c’est magique."

Il ajoute que certains aspects de Bali, comme cette adhérence rigoureuse aux anciennes croyances et rituels hindous, et ses limites physiques, sont des éléments auxquels ceux qui veulent réaliser un film à Bali doivent être préparés, mais ce sont ces mêmes éléments qui font que Bali est une destination si prisée des réalisateurs.

"Honnêtement, tout s’est incroyablement bien passé. Je crois qu’il est important de dire qu’il existe un processus culturel avec lequel il est important que les réalisateurs travaillent respectueusement, comme nous l’avons fait.

"Ce qui fait de *Bali ou d’autres destinations exotiques* sont des endroits à part, ce sont ces lieux hors des sentier battus; comme la route vers le Mont Batur. La logistique pour amener l’équipe et le matériel dans ces lieux reculés est ce qu’il y a de plus difficile, mais c’est pour cela que nous venons à Bali."

En plus de la beauté spectaculaire des îles comme toile de fond pour un film, nous avons eu la chance d’être confortablement logés, un grand nombre de conducteurs et une proportion stupéfiante d’habitants qui parlaient anglais et qui étaient là pour nous aider.

"Dans les autres destinations exotiques, on rencontre souvent la barrière de la langue, mais en Indonésie, de nombreuses personnes sont bilingues, ce qui facilite grandement les choses. Pour filmer en République Tchèque et Slovaquie, nous avons eu besoin de 14 traducteurs sur le tournage," a dit Wlodkowski en ajoutant qu’il espérait qu’EPL inspirerait d’autres grands réalisateurs à choisir Bali comme destination de tournage.

"Nous avons posé les jalons pour de très grands films ici et j’espère que d’autres bénéficieront de ce que nous avons appris et de ce qui a été enseigné pendant notre tournage à Bali. Tout dépend du script, mais Bali pourrait convenir pour un grand nombre de films. Egalement parce que cette île touristique comporte l’infrastructure nécessaire, comme des possibilités de logement qui permettent aux réalisateurs de faire venir à Bali de grandes stars du niveau de Julia."

L’Indonésie compte également un corps de professionnels pour faciliter les tournages: le Bali Film Centre (BFC), dont Wlodkowski dit qu’il a été une aide précieuse pour planifier le tournage d’EPL à Bali.

"On a en fait commencé à tourner EPL juste après le Festival International du Film de Balinale du BFC qui a lieu chaque année," a dit Wlodkowski, qui a participé au festival de l’an dernier en tant qu’invité du BFC.

Ce film hollywoodien a également bénéficié de la présence à l’écran de la grande actrice indonésienne Christine Hakim, pour qui Wlodkowski a un immense respect.

"Christine est une force de la nature et un très grand talent. La première fois que je suis venu à Bali j’ai beaucoup entendu parler des talents locaux, et en particulier de Christine considérée comme la Meryl Streep indonésienne. Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir le rôle de Wayan pour elle..."

Wlodkowski a également fait l’éloge des 250 indonésiens de l’équipe, et près de 1000 indonésiens qui ont travaillé en extras et comme figurants, dont il dit qu’ils ont été remarquables.

Il cite également l’assistance "de la part du Président" ainsi que des Ministres de la Culture et du Tourisme, et celui des Affaires qui se sont occupés de nous aider avec les démarches administratives, les visas, ainsi que les tonnes d’équipement qu’il faut importer pour faire un film.

Samedi, des personnages officiels, y compris le Ministre de la Culture et du Tourisme Jero Wacik, le Directrice Générale des Affaires Diah Maulida et Gianyar Mayor Tjokorda Oka Arta Ardhana Sukawati seront là pour voir le tournage de la dernière séquence et rencontrer le réalisateur/écrivain, les producteurs et la star Julia Roberts.

"Ils ont été invités en reconnaissance de la grande valeur de leur collaboration pour le tournage de ce film, ici à Bali," a dit Wlodkowski, en ajoutant que cette approbation s’étendait également à la population.

"Quand nous sommes arrivés dans les villages où nous devions filmer, il y avait des banderoles sur les routes pour accueillir EPL dans leur village. Arriver tôt le matin et passer sous ces banderoles de bienvenue était vraiment particulier. Nous nous excusons si nous avons causé le moindre dérangement auprès des villageois et nous comprenons que le tournage d’un film peut être perturbateur."

Dans le village de Bentuyung aux abords de Ubud, l’endroit où s’étaient déroulés les premiers jours de tournage et où des plaintes concernant le film avaient été émises à plusieurs reprises, qui accueille maintenant la conclusion de celui-ci, affichait une banderole "Contents de vous revoir EPL" entouré de signes de paix. C’est peut-être cette notion d’accueil distinctivement indonésienne qui a pris le dessus sur les petits pépins d’un projet de la taille d’EPL.

Même la fermeture de routes et les embouteillages n’ont pas fait broncher les indonésiens.

"Nous avons été obligés de fermer la circulation et j’espère que cela n’a pas causé d’irritations. Pour les tournages, il faut toujours fermer des routes. Mais ici à Bali les gens ont tellement l’habitude qu’on stoppe la circulation pour des processions religieuses qu’ils ont accepté l’attente et se sont relaxés en attendant qu’on termine de tourner."

On ne se pose pas la question de savoir pourquoi les gens tombent amoureux de Bali.